24 septembre 2018

Cindy Di Pietro

La maladie mentale du magasinage

J’ai clairement cette maladie mentale. Et vous ? En fait, j’ai cette maladie depuis toujours, mais maintenant, elle est contrôlée … presque entièrement.
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Pour moi, magasiner, c’est comme une séance chez le psy, une journée au Spa ou un massage d’une heure. C’est tellement thérapeutique, calmant et zen !!

Tellement, que j’ai de la difficulté à dire à mes clients ou étudiants de faire attention à ce poste de dépense … parce que ça défi complètement ma vision de ce bien-être des plus savoureux. Mais je le fais quand même, car pour plusieurs, dont mon ancien moi, c’est la cause de bien des désastres financiers.

Comment je fais pour survivre dans ma nouvelle vie post failli-dépendante-aux-vêtements-souliers-bijoux-sacoches ? Je le prévois dans mon plan de match. Tout simplement.

Comment prévoir du magasinage ?

J’ai découvert que m’abstenir complètement de magasiner, me faisait dépenser ailleurs ou me rendait stressée (ça, c’est des excuses à ma maladie, mais je l’assume entièrement). En fait, me demander, en ai-je vraiment besoin ne me sert à rien, ma réponse est inévitablement, OUI !

Alors, comme je le suggère à mes étudiants et clients, il est important de se récompenser de ses efforts et du fait de s’être payé en premier, alors le compte « plaisir » est primordial pour ne pas se sentir privé et continuer de profiter des petits plaisirs de la vie.

Je suggère toujours de mettre dans ce compte « plaisir » ou « amusement » entre 5 et 10%. L’important est d’être constant dans notre pourcentage et SURTOUT, je dis bien SURTOUT, de TOUT dépenser à la fin de chaque mois. Sauf en cas de force majeure, comme par exemple un projet « plaisir » qui est plus dispendieux et qui a lieu dans 3 mois.

Donc vous avez compris que la plupart des gens se récompensent en allant au spa ou pour se faire masser … moi, je l’utilise majoritairement pour magasiner !

Ainsi, ma maladie est encadrée et se gère sans tapage sur la tête ou endettement.

Sauf parfois …

Les maud*** soldes en ligne

Êtes-vous abonnés à vos magasins préférés ? Mais kossé ça, au secours !! Bonjour la création de besoins !

C’est si facile de nos jours de magasiner en ligne. J’ai par contre cette chance inouïe d’adorer magasiner et essayer, donc mes égards d’achats virtuels se font plutôt rares. Et quand ça m’arrive, j’ai trouvé MA solution miracle.

Je me gâte en mettant tout ce qui m’intéresse dans le panier. Je fais une vraie razzia. Ensuite, direction la caisse pour voir le total et … je ferme mon ordi. Je n’achète pas. J’ai magasiné, mais je n’ai pas acheté. Ça m’a donc fait du bien sans me ruiner.

Comment savoir si vous êtes un malade mental du magasinage ou communément appelé « un acheteur compulsif » ?

Premièrement, en lisant ceci, si vous vous reconnaissez, la première étape est de reconnaître que vous avez un problème … ce que je n’ai pas encore admis totalement … tsé, c’est quand même contrôlé mon affaire 😉

 

  • Achetez-vous quand vous êtes émotif ? Par exemple, quand vous êtes triste ou fâché ? Ou même quand vous êtes heureux ? Moi, c’est quand je suis heureuse que je me lâche lousse … mais c’est contrôlé. Attention, pour plusieurs, comme l’ancienne moi sans médication ni contrôle, ce sentiment de bonheur n’était qu’éphémère. Car quand venait le temps de payer mes factures, je peux vous dire que madame anxiété et monsieur stress étaient au rendez-vous. Au point d’en oublier mes moments de bonheur et de zénitude lors de cette virée magasinage.
  • Vous ne savez pas quand vous arrêter ? Il y a une énorme différence entre aller acheter une camisole et sortir avec 2 paires de jeans, 4 chandails et une nouvelle paire de souliers. « Ouin, mais c’était en solde », n’est pas une bonne raison. Les acheteurs compulsifs ne savent pas faire la différence entre un besoin et un désir. Et ça peut devenir très dangereux et c’est un véritable cercle vicieux. Avant d’acheter, essaie de partir du magasin sans l’acheter. Si tu y penses encore dans quelques jours, tu aviseras. Mais la plupart des impulsions sont rapidement oubliées.

 

  • Estce que tous vos achats sont payés par carte de crédit ? Ah ce maudit bout de plastique. Le cerveau ne fait pas la distinction entre un achat à 10$ ou un achat à 1000$ puisque le geste de déposer la carte sur le bidule de paiement est machinale. Demandez-vous si vous êtes en mesure de payer comptant ou entièrement votre achat à votre retour à la maison. Si la réponse est non, abstenez-vous ! Votre achat de 100$ peut vous en coûter beaucoup plus cher si vous ne remboursez pas vos achats complètement en fin de chaque mois.

 

J’étais toutes ses réponses avant et je dis à la blague que je me suis guéris. Mais c’est vrai. Mon côté impulsif est toujours là, mais je sais me raisonner et me ramener à mon plan de vie, à mes gros objectifs et à mon pourquoi. Et surtout, je n’ai plus de dettes. Tout est prévu dans ma structure, même mon magasinage. Si j’ai 500$ à la fin du mois pour me gâter, je prends 450$ et je m’en donne à cœur joie. Et j’y laisse un montant pour me rappeler de continuer de remplir ce compte et que je mérite de me récompenser de mes efforts.

 

N’oubliez pas d’y aller par petits changements avant de vouloir tout changer d’un coup. Un petit pas à la fois vous mènera vers de plus grands résultats et perdurera.

 

Bon, je m’en vais magasiner. je blague 😉